Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 15:31

 


 
Par Action Antifasciste Paris
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 00:00

Manifestation contre l'ordre moral

Paris : 10 Décembre 2011


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Par Action Antifasciste Paris
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 10:32

Défendons nos libertés contre l’ordre moral !

Depuis deux mois le courant catholique intégriste fédéré par l’Institut Civitas mène campagne contre des pièces de théâtre qu’il juge « blasphématoires ».


Epaulé par des groupes violents, racistes, antisémites et hostiles aux musulman-e-s comme le GUD, le Renouveau français ou l’Action française, il s’efforce de perturber la représentation de ces pièces par tous les moyens (intrusion dans le Théâtre de la Ville et agressions de spectateurs, prières de rue, utilisation de moyens de sonorisation puissants comme à Toulouse…). Après s’être attaqué à Sur le concept du visage du fils de Dieu de Romeo Castellucci, il s’en prend à Golgotha pic-nic de Rodrigo Garcia. Il ne compte pas s’en tenir là puisqu’un des porte-parole de Civitas a annoncé fin octobre qu’il contesterait toutes les œuvres qu’il juge « blasphématoires ». Ces catholiques intégristes veulent une France et une Europe « chrétienne et qui le reste » comme ils l’ont déjà déclaré, c’est-à-dire une société raciste débarrassée de ses migrant-e-s et où la religion occuperait une place centrale.

L’extrême droite constitue une menace à la liberté de création et d’expression. A chaque fois qu’elle a dirigé une ville ou un état, elle s’est employée à interdire des spectacles et à retirer des bibliothèques des ouvrages contraires à son idéologie, voire à les brûler. Dans le cas présent, nous savons bien que ces mouvements veulent avant tout occuper la rue pour propager leur idéologie de haine et d’intolérance, en utilisant au besoin la violence afin d’intimider celles et ceux qui pensent autrement. C’est ce qu’ils ont fait en 1989 en incendiant le cinéma qui diffusait La Dernière tentation du christ de Martin Scorcese à Saint Michel.


Face à cette offensive violente et coordonnée :


- Nous récusons l’usage de la notion de « blasphème », terme d’un autre âge qui vise à interdire de fait toute critique rationnelle de la religion et à en faire un délit afin d’obtenir la soumission des populations à un ordre autoritaire et obscurantiste ;


- Nous dénonçons une stratégie d’un groupe de pression affilié à l’extrême droite qui vise à faire reculer les libertés et les droits dans tous les domaines (contraception, IVG, liberté sexuelle, programmes scolaires, culture…) contre les jeunes, les femmes et les travailleurs-ses ;


- Nous rejetons également avec la plus grande fermeté un discours identitaire et pseudo-laïque stigmatisant les migrant-e-s, dénigrant les artistes et les enseignant-e-s, mais aussi visant à affaiblir la séparation des églises avec l’état et donc une laïcité émancipatrice à laquelle nous sommes attaché-e-s. Cela relève d’une stratégie de diversion et de division des travailleuses et travailleurs afin de pouvoir les écraser par des politiques d’austérité et de destruction de leurs droits. Le pouvoir actuel, la droite et l’extrême droite se partagent largement cette responsabilité. En laissant l’extrême droite perturber plusieurs spectacles, voire même en lui apportant une protection policière, le pouvoir contribue à bafouer la liberté de création artistique.

Face à ces menaces et à une volonté de s’approprier l’espace public, nous appelons les jeunes, les femmes, les travailleurs-ses, les artistes et créateurs-trices et plus largement la population parisienne à se mobiliser fortement pour faire échec au danger que représente l’extrême droite en participant à la

 

Manifestation Dimanche 11 décembre 15 h00, place Saint Michel à Paris


Premiers signataires : Action antifasciste Paris banlieue, Les Alternatifs, Alternative libertaire, Fédération anarchiste, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Culture, SUD Etudiant, Parti de gauche, CNT Culture spectacle Région parisienne, Solidaires Paris, Parti communiste français Paris, FSU 75, SCALP

 

 

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Par Action Antifasciste Paris
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 14:09

Manifestants à Dauphine contre la venue de Marine Le Pen. DR

 

Le Front national n'y est plus habitué. Les contre-manifestations contre la venue d'une personnalité du FN, presque systématiques lorsque Jean-Marie Le Pen était président du parti d'extrême droite, avaient disparu depuis l'accession de Marine Le Pen à la tête du Front. Las ! Mardi 6 décembre, alors que Mme Le Pen devait débattre à l'Université Paris-Dauphine de son programme économique – à l'invitation de  l'association Dauphine Discussion Débat, présentée comme "apolitique" et "apartisane" – sa venue a été annulée pour cause de contre-manifestation mouvementée.

 

"Milices de gauche", "nervis"


C'est peu de dire que Marine Le Pen était énervée lors de la conférence de presse qu'elle a convoquée en urgence dans ses locaux de campagne Boulevard Malesherbes à Paris, juste après l'annulation du débat. "Ces violences sont inadmissibles. C'est scandaleux d'empêcher une candidate à la présidentielle de s'exprimer", a notamment lancé Mme Le Pen qui n'a pas hésité à évoqué des "milices de gauche" et de "nervis", pour qualifier les associations à l'origine de la contre-manifestation, notamment l'UNEF (gauche, proche du PS), l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), le Mouvement des jeunes socialistes, et le NPA. Mme Le Pen ira même jusqu'à demander un peu plus tard sur France Info la "dissolution" de "l'UNEF, du MJS et de l'UEJF".

"Est-ce que le pouvoir va laisser ces milices de gauche faire la loi dans notre pays ? Est-ce que le pouvoir va laisser ces milices de gauche brutaliser des étudiants ? D'empêcher une candidate à la présidentielle de s'exprimer dans le cadre d'un débat républicain et démocratique ?", s'est aussi interrogée Marine Le Pen, qui demande "aux responsables de gauche" et à "François Hollande", "de condamner formellement ces violences". "J'attends de la classe politique la même condamnation, aussi ferme et aussi solennelle qu'elle serait intervenue si jamais des jeunes du FN avaient empêché François Hollande de tenir un débat – ce qu'ils n'auraient jamais fait", a-t-elle ajouté.

Mme Le Pen tient "pour partie responsable" le président de Dauphine Laurent Batch, qui n'aurait pas fait assurer le filtrage suffisant des étudiants pour empêcher les gens venant de l'extérieur de venir au débat. Contacté par Le Monde, M. Batch n'a pas souhaité réagir à ces accusations.

Des violences décrites volontiers par Marine Le Pen comme importantes, alors que le responsable de l'association Dauphine Discussion Débat, Grégoire de Rugy, venu au local de campagne du FN a fait état, lui, d'"un coup de poing dans la figure". "La blessure n'est pas grave, il est surtout traumatisé", précise-t-il. Même s'il parle de "violences contre la démocratie".

 

"Pas de tribune"


En tout cas, la banalisation du FN dans les universités n'est pas encore acquise. Un peu plus tôt dans la journée, une grosse centaine d'étudiants s'était donc réunie à l'appel notamment de l'UNEF, de l'UEJF, de SOS Racisme, du NPA et de l'Union des étudiants communistes devant l'université de Dauphine dans le 16e arrondissement de Paris. Pour Jonathan Hayoun, président de l'UEJF, il s'agissait de "ne pas donner une tribune à ceux qui sont racistes, xénophobes ou antisémites". "En prenant la parole devant 200 étudiants, de débat devient un meeting de campagne de Marine Le Pen. Elle n'a pas sa place à l'université. Elle dresse les communautés les unes contre les autres, notamment avec la préférence nationale", déclarait M. Hayoun durant le rassemblement. Autre raison de l'opposition de l'UEJF à la venue de Mme Le Pen : son entourage. Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch ou encore Frédéric Chatillon étant spécifiquement visés par l'association étudiante dans son tract.

A l'UNEF, même son de cloche. Guillaume Chiche, responsable du syndicat d'étudiants à Dauphine, estimait que Marine Le Pen "stigmatise toujours une partie de la population, désigne un ennemi de l'intérieur", en prenant aussi comme référence "la préférence nationale". "Le FN est un parti en marge de l'échiquier démocratique", concluait-il.

Il n'y avait pas que des étudiants à être venus protester : quelques enseignants étaient aussi là, pour marquer leur désapprobation, même s'ils étaient déçus de leur nombre.


Hourras


Au départ, l'idée des associations était de manifester devant l'université. Mais poussée par certains, la foule s'est d'un coup engouffrée dans le bâtiment. Le rassemblement se tenait dès lors devant l’amphithéâtre Elie Cohen, où devait se tenir le débat. Au cris de "F comme fasciste et N comme nazi, à bas le Front national", la centaine de militants est restée devant la porte quelques minutes, avant de forcer l'entrée latérale de la salle, après des empoignades parfois "viriles", et une bousculade avec les étudiants organisateurs.

(Voir  ici la vidéo de l'arrivée des manifestants dans l'amphi).

Une fois dans l'amphi, les micros et divers objets ont été jetés par terre (l'association Dauphine discussion débat évoque du matériel vidéo). Peu après, les représentants des organisations prenaient la parole. Avant d'annoncer sous les hourras de la salle l'annulation du débat.

 

Source : https://droites-extremes.blog.lemonde.fr

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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 17:31

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