Facultés : du mouvement à l’extrême droite.

Publié le par Action Antifasciste Paris

A l’approche des élections du CROUS (centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires), les restes du petit milieu étudiant extrême droitier s’agitent en ce début d’année. Rapide tour d’horizon.

 

Premier coup de tonnerre et pas des moindres pour la droite universitaire, la fin annoncée de l’UNI (Union Nationale inter universitaire), créée à la suite des mouvements sociaux de Mai 68  pour tenter, à l’époque, de contrer la domination écrasante des syndicats de gauche sur les campus universitaires, remplacée par le MET (mouvement des étudiants). Secret de polichinelle depuis quelques mois, la fin du principal syndicat étudiant de droite était prévisible après la démission fin 2009 de Jacques Rougeot, président historique de l’UNI. Son successeur, Olivier Vial, tente de garder la face et déclare ces jours ci que le MET vise la représentativité dès les prochaines élections. Calcul hasardeux pour ce nouveau venu dans le paysage syndical étudiant, même si les soutiens sont nombreux, notamment celui de l’UMP (l’idée du MET venant tout droit du secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant entre autre). Imaginé à l’origine pour fonctionner en parallèle des Jeunes Populaires (les jeunes de l’UMP), le MET a d’ores et déjà mis le feu aux poudres, notamment auprès de certains cadres de l’UNI qui ont décidé de faire leur chemin en dehors de ce dernier en fondant l’UNI-SU (l’UNI véritable ?).
 

  Le petit milieu fasciste étudiant n’est lui pas en reste, même si son influence est quasi inexistante aujourd’hui sur les facultés. En effet, dans son édition du 28 Octobre 2009, le quotidien d’extrême droite Minute jouait les madame soleil en annonçant une réactivation du GUD (Groupe Union Défense) pour fin 2009. Belle parution du journal qui tue dans l’œuf une initiative qui n’en avait pas besoin lorsqu’on se rappelle l’explosion en vol de l’organisation à la fin des années 90, en plein affrontement FN/MNR. C’est Edouard Klein, jeune militant nationaliste que l’on retrouve entre autres à la tête de cette sainte croisade. Parcours atypique pour cet ex président du RED (renouveau étudiant de droite)  entre l’Automne 2008 et l’auto dissolution du groupuscule en Mars 2009 que l’on aperçoit dans une majeure partie des initiative de l’extrême droite parisienne (Red, Grece, C9M, rassemblements du Renouveau Français…).                    

 

 

En effet, Edouard Klein, supermilitant du petit milieu fasciste parisien est depuis longtemps un hyperactif, mais il ne l’a pas toujours été de ce coté de la barricade. Petit retour en arrière, car nous Edouard, on ne t’a pas oublié !  Avant de chausser ses ray ban et de poser face a l’objectif lors de la manifestation du 9 Mai en hommage à Sébastien Deyzieu (militant nationaliste mort en tombant d’un toit en marge d’un rassemblement d’extrême droite en 1994), Edouard Klein chantait la révolution, ici le 21 Juin 2005 à l’occasion d’un concert contre les prisons organisé entre autre par la CNT.


http://photos-a.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs254.ash1/18167_291024886536_679951536_3890080_3773099_n.jpg http://photos-g.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash1/hs254.ash1/18167_291024911536_679951536_3890081_3639038_n.jpg
http://photos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs154.snc3/18167_291024916536_679951536_3890082_7367600_n.jpghttp://photos-e.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs134.snc3/18167_291030881536_679951536_3890096_8345676_n.jpg


L’ex redskin, mue aujourd’hui en militant nationaliste, arrive encore malgré tout à se perdre en tergiversations. C’est le cas notamment lors de l’élaboration de la résurgence Gudarde , lorsqu’il se rapproche de certains étudiants prenant eux fait et cause pour Israel lorsqu’il s’agit d’aborder le conflit au proche Orient (voilà qui n’aurait pas plu aux anciens). Quoi qu’il en soit, ce rapprochement ne débouchera sur rien et la rumeur de renaissance du GUD retombe comme un soufflet.
 

  Fin de l’UNI, naissance du Mouvement Etudiant, résurgence fantôme du GUD, que reste t’il des ces gesticulations ? Pas grand chose à en croire les implantations quasi inexistantes de la droite sur les campus universitaire. Le seul petit suspens persistant étant le futur résultat des élections étudiantes qui se dérouleront au printemps prochain et la désertion possible d’une partie des cadres de l’UNI. Suite au prochain épisode…


Pour en savoir plus : Article sur le blog du Monde et sur le site de Reflexes


 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article